Le président de la République a réuni, le 15 décembre, l’ensemble des acteurs de la filière automobile, avec Christine Lagarde, Patrick Devedjian et Luc Chatel. Objectifs : faire le point sur la situation économique du secteur et proposer de nouvelles formes d’aide pour compléter celles annoncées, le 4 décembre, dans le cadre du plan de relance.
Nicolas Sarkozy a annoncé sa disponibilité « à mettre en œuvre de nouvelles formes d’aide, notamment sous forme de prêts ou garanties, aides qui devront être élaborées en coordination avec nos partenaires européens et avec la Commission européenne », précise un communiqué de l’Elysée. La contrepartie à ces aides, comme à celles déjà accordées, est un engagement fort des constructeurs à ne pas délocaliser leur production à l’étranger et à ne fermer aucune usine en France.
Le chef de l’Etat a indiqué que les financements destinés au soutien du crédit automobile atteindront 1 milliard d’euros (779 millions ont déjà été débloqués) d’ici à la fin du mois de janvier. Ces financements pourront être complétés en fonction des besoins.
Le décret instaurant le superbonus de 1 000 euros pour mise à la casse d’un véhicule de plus de 10 ans sera publié dans les prochains jours. Le dispositif s’applique à compter du 4 décembre. Les constructeurs et les grands équipementiers ont confirmé leur participation au fonds d’investissement et de restructuration de la filière automobile, au côté du fonds stratégique d’investissement. Le fonds sera opérationnel avant la fin du mois de janvier.
Luc Chatel sera chargé d’une mission « pour cerner les causes » du problème de compétitivité de l’industrie automobile française. L’objectif de cette mission est de « proposer des mesures structurelles nécessaires pour que le secteur automobile français redevienne exportateur net, reconquière des parts de marché et augmente la part de la valeur ajoutée automobile produite en France ».
L’ensemble des acteurs de la filière est invité à la fin du mois de janvier 2009 pour un nouveau point de situation.