Situation au Liban (9 mai 2008)

Situation au 9 mai 2008
Situation au 8 mai 2008

Situation au 9 mai 2008

 

La situation est grave. Nous sommes extrêmement préoccupés par les combats de ces deux derniers jours à Beyrouth. Nous condamnons vigoureusement ces exactions. Il faut éviter à tout prix le terrible engrenage de la guerre civile.

Nous appelons donc chacun, chaque partie, chaque force, à cesser immédiatement les combats et à reprendre la voie du dialogue. Nous demandons la réouverture des routes et de l’aéroport et la levée des barrages. La population ne doit pas à nouveau payer le prix des crises politiques libanaises. Il n’est pas plus admissible que l’intégrité physique des responsables politiques puisse être menacée. Dans ces circonstances graves, la liberté des médias et de leur diffusion doit être rétablie.

La France réitère son soutien aux autorités et institutions libanaises, en premier lieu le gouvernement et l’armée, à qui il revient, dans le respect de la constitution, de préserver la stabilité et la sécurité du pays.

Il n’y a pas d’autre solution que politique. Dix-sept ans de guerre civile ont montré qu’aucune communauté ne peut l’emporter sur les autres. Les éléments du dialogue sont connus. Nous les avons dessinés cet automne. La Ligue arabe les a repris à son compte.

Nous invitons chacun à se mettre autour d’une table pour parvenir à un accord. Nous sommes prêts à faciliter leur rencontre et à prendre toutes les initiatives nécessaires.

La France n’entend en effet pas rester inactive face à ce drame. Je suis en contact directement et par notre ambassadeur à Beyrouth avec toutes les composantes libanaises. Je viens d’en parler au Premier ministre libanais, Fouad Siniora, et j’appellerai les autres dirigeants libanais aujourd’hui et coordonnerai notre action avec les principaux partenaires du Liban, à commencer par la Ligue arabe.

Nous attendons de tous les acteurs internationaux et régionaux influents au Liban un comportement responsable, emprunt de retenue, pour permettre le retour au calme et faciliter une médiation politique.

La France s’est mobilisée dès hier pour obtenir une première réaction à ces évènements au Conseil de sécurité à New York. Les membres du Conseil de sécurité suivent avec la plus grande vigilance la situation au Liban.

La France, dont l’ambassadeur exerce la Présidence locale de l’Union européenne au Liban pour le compte de la Présidence slovène, se concerte activement avec ses partenaires européens.

Notre ambassade est totalement mobilisée pour assurer la sécurité de la communauté française.

- Lire les réponses de la Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères et européennes au point de presse du 9 mai 2008

Situation au 8 mai 2008

 

La situation prévalant depuis hier au Liban est préoccupante. La France appelle, plus que jamais, à la retenue dans les déclarations comme dans les actes et à la reprise du dialogue dans le cadre institutionnel.

Elle réitère son soutien au gouvernement du Liban ainsi qu’à l’armée dans l’exercice de leurs missions et prérogatives constitutionnelles, notamment de préservation de la stabilité et de la sécurité du pays.

La France appelle à l’apaisement et à une résolution pacifique de la crise en cours, se traduisant par un retour rapide au calme, notamment par une réouverture des accès à l’aéroport.

Nous observons avec la plus grande attention l’évolution de la situation, notamment pour assurer la sécurité de la communauté française.

La France réitère son profond attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à la stabilité du Liban, ainsi qu’à l’unité du pays du Cèdre dans toutes ses composantes.

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