Un hommage national au dernier soldat de la Grande guerre

Un hommage national a été rendu le 17 mars à Lazare Ponticelli, décédé à l’âge de 110 ans. Il faisait partie des 8,5 millions de soldats français, les « poilus », engagés dans la première guerre mondiale. A travers lui, le président de la République a souhaité exprimer la reconnaissance de la nation pour l’ensemble des combattants de la guerre de 14-18.

A cette manifestation présidée par le chef de l’Etat assistaient plusieurs membres du Gouvernement dont le Premier ministre, François Fillon, Hervé Morin, ministre de la Défense ainsi que le ministre italien de la Défense, Arturo Parisi venu participer à l’office du défunt, italien de naissance arrivé en France à l’âge de neuf ans.

Le matin, lors de la cérémonie religieuse en l’église Saint-Louis des Invalides, onze légionnaires ont porté le cercueil. Guillaume, un élève de cinquième, a lu un poème : « C’est grâce à vous, à tous les poilus que nous vivons aujourd’hui dans un pays libre. Merci ».

Nicolas Sarkozy a ensuite rejoint la cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides, en tenant la main de l’une des filles de Lazare Ponticelli, pour rendre, au dernier combattant français de la Grande guerre, les honneurs militaires.

En fin de matinée une minute de silence a été observée à la mémoire de tous les combattants de la Première guerre mondiale tandis que les drapeaux étaient en berne sur les bâtiments publics et les édifices.

La seconde cérémonie a eu lieu à l’Hôtel des Invalides dans l’après-midi. Le chef de l’Etat s’est rendu sous le Dôme qui abrite le tombeau de Napoléon et celui du maréchal Ferdinand Foch, généralissime des armées alliées à la fin de la guerre. Il a dévoilé une plaque commémorative sur laquelle est notamment inscrit que « La France conserve précieusement le souvenir de ceux restés dans l’Histoire comme les poilus de la Grande guerre ».

De caractère modeste, Lazare Ponticelli avait dit oui, le 24 janvier dernier, à l’idée d’un hommage. Il avait accepté « une messe aux Invalides en hommage à (ses) camarades morts dans cette horreur de la guerre et auxquels (il a) promis de ne jamais les oublier ».

Un appel à la jeunesse

Nicolas Sarkozy, après un vibrant hommage à Lazare Ponticelli et à tous ses « camarades de combats », « devenus frères dans la souffrance », s’est adressé aux jeunes :  » Le souvenir est fragile quand la mort est passée (…) Jeunesse de France, souvenez-vous toujours de ces hommes et ces femmes qui furent si grands dans l’épreuve et dans le malheur ».

Et le président de la République d’en appeler au devoir de mémoire « devoir national », « devoir humain ». « On ne construit pas son avenir en oubliant son passé, mais en l’assumant et en le surmontant », a déclaré le chef de l’Etat.

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