Nicolas Sarkozy à Damas pour un sommet quadripartite

Le président de la République a fait son retour en France le 4 septembre au terme d’une visite de deux jours clôturée par un sommet quadripartite axé sur les négociations indirectes entre la Syrie et Israël. D’autres sujets ont été évoqués lors de ce déplacement à Damas : la situation au Liban et le danger que pourrait constituer l’Iran si elle se dote de l’arme nucléaire.

Au cours de sa visite (les 3 et 4 septembre), la première d’un chef d’Etat occidental à Damas depuis 5 ans, Nicolas Sarkozy a précisé que la France était prête à contribuer à d’éventuelles négociations directes entre la Syrie et l’Etat hébreu : « J’ai dit au président Assad que si les Israéliens acceptent les principes et que les négociations directes commencent, la France, naturellement, est disponible pour aider à ces négociations directes de manière diplomatique, politique, économique, militaire, parce qu’à un moment donné il faudra bien qu’il y ait des décisions concrètes pour établir la confiance entre les uns et les autres », a-t-il indiqué.

« Un cinquième round de pourparlers indirects, via l’intermédiaire de la Turquie, aura lieu les 18 et 19 de ce mois », d’après le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, présent au sommet du 4 septembre, réunissant la France, la Syrie, la Turquie et le Qatar.

Au cours de cet événement centré sur les discussions indirectes entre la Syrie et Israël, les relations syro-libanaises et la question du nucléaire iranien ont également pris une place importante.

Toutes ces questions centrales pour un avenir pacifié au Proche-Orient ont été abordées par Nicolas Sarkozy. Avec enthousiasme, le président en exercice de l’Union européenne a précisé qu’il existait « tellement d’intérêts en commun qu’il faut avancer, ensemble, sur tous les fronts, avec ambition ».

Le président syrien s’est dit inquiet de la situation encore « précaire » au Liban, tiraillé par des affrontements entre communautés sunnite et chiite. Bachar al-Assad a par ailleurs indiqué que l’établissement d’ambassades respectives entre la Syrie et le Liban « se fera peut-être avant la fin de l’année ».

Enfin, Nicolas Sarkozy a mis en garde l’Iran, estimant qu’il prenait un « risque majeur » en cherchant à se doter de l’arme nucléaire. La Syrie pourrait jouer un rôle diplomatique dans cette affaire. Le président Assad a réaffirmé de son côté que l’Iran cherchait à se doter du « nucléaire civil et non pas militaire ».

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